Pardonner pour se libérer : mes conseils pour aller de l'avant

Comme il est difficile de pardonner aux autres lorsque l'on vit un moment douloureux ! Et pourtant, tous ceux qui l'ont expérimenté pourront témoigner de la puissance libératrice du pardon.

Il y a les pardons héroïques, si difficiles à accorder, et les pardons du quotidien qui nous donnent la désagréable impression d'avouer une faiblesse. Petits et grands pardons sont issus de processus salvateurs pour nous et nos relations avec autrui.

Voyons ensemble 5 astuces pour pardonner après une blessure.

1) Choisir de mettre fin à la douleur

La première étape du pardon est parfois la plus difficile à surmonter. Pour aller de l'avant, il faut avant tout réaliser que, même après avoir été blessé ou trahi, nous avons le choix de sortir de cette position de victime et de mettre fin à cette violence subie.
On peut pour commencer s'engager à lâcher prise, à cesser de ruminer les sentiments négatifs et décider de changer, sinon les actions des autres, du moins les siennes.

pardonner pour se libérer

2) Reconnaître que nos erreurs ne nous définissent pas

Même si nous nous complaisons parfois dans la haine, admettre que les erreurs de parcours, les mots durs ou les actes injustes ne suffisent pas à décrire l'autre est nécessaire.
Nous commettons tous des fautes et si nous ne voulons pas être jugés que par ce prisme, il nous faut nous aussi accepter les erreurs d'autrui pour ce qu'elles sont parfois : de simples erreurs.

3) Cultiver son empathie

Tenter de comprendre celui qui nous a blessé est un exercice aussi compliqué que bénéfique pour notre processus de guérison. Lorsque la souffrance prend le dessus, essayons de nous mettre dans la peau de ces personnes, de comprendre leurs sentiments, leur mal-être, et d'identifier leurs motivations.
Bien souvent, c'est la compassion qui prend le pas sur la colère. C'est cette compassion qui nous sort de notre position de victime impuissante. Car non, nous ne sommes jamais totalement impuissants.

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4) Admettre sa propre responsabilité

Sauf cas extrêmes, nous avons souvent une part de responsabilité, même infime, dans les injustices que nous vivons. Identifier cette marge de progression nous aide à nous tourner vers le futur et à nous améliorer. Car un mot, une attention ou un sourire au lieu de nous astreindre à une froideur toute justifiée peuvent parfois suffire à désamorcer des situations électriques.
Les coups durs sont aussi une occasion de nous rendre meilleurs.

5) Souhaiter du bien à ceux qui nous ont fait mal

Enfin, le dernier maillon de ce processus de pardon consiste à remplacer nos pensées négatives par des pensées positives envers ces personnes.
Chacun peut le faire à sa manière mais en ce qui me concerne j'ai choisi de leur dédier un moment dans ma prière quotidienne. Le plus difficile est d'accepter de souhaiter du bien à quelqu'un qui nous a blessé, mais une fois cette décision prise, la prière est absolument libératrice. Alors je me pose, noircis mon carnet de prière avec tout le bonheur que je souhaite à ceux qui ont entamé le mien, et croyez-le ou non, je le referme toujours avec ce sentiment de paix indescriptible.


Pardonner est un acte émancipateur aussi bien pour nous que pour le destinataire de notre pardon. Le ressentiment nous lie et le pardon nous délivre. Alors n'attendons plus et dénouons nos liens pour alléger nos vies.

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